Di Cu Si Fr

Di Cu Si

 

Vennu l’indiani

Su’ troppu assai, ‘un li sacciu cuntari

Ccà ‘un putiemu stari

Amu a scappari!

 

‘Anticchia annachi e anticchia ha’ ammuttari

Pi mia ‘stu lettu è una nave

Ccà ‘un putiemu stari

Scappamu puru ‘i ccà!

 

Di cu è, ‘sta nasca di cu è?

E tu di cu si?

 

Si vennu l’arraggiati

E si vennu ‘i favusi

Tu ammucciati r’arriere ‘a ‘amma

‘A amma r’a mamma

 

Batti ‘i manu e batti e batti e ba’

Si batti ‘i manu veni puru papà

E si tu batti ‘i manu

Veni puru spaiderme’!

 

Di cu si, tu nicu di cu si?

E ‘sta nasca di cu è?

‘Sti occhi di cu su’?

‘Sti manu di cu su’?

‘Sti pieri di cu su’?

Ni l’hamu a manciari

 

E si tu batti ‘i manu

Vegnu puru ju

Cu tutta ‘a chitarra, t’inzignu a sunalla

Però macari prima ‘nzignati

A cuntari: 1, 2 e 3

1, 2 e 3

1, 2 e 3

4, 5, 6 e 7 e 8

Tappete, tippete e un biscottu!

Di cu si

 

Les indiens arrivent

Trop nombreux pour les compter

On ne peut rester ici

Faut s’en aller!

 

Un coup ça balance, un coup faut pousser!

Ce lit est un navire pour moi

On ne peut rester ici aussi

Fuyons!

 

À qui est ce petit nez? À qui?

Et toi, à qui appartiens tu?

 

Si les enragés viennent

Et si les sournois viennent

Cache toi donc derrière la jambe,

La jambe de ta mère

 

Et tape des mains et tape et tape

Si tu applaudis papa viendra

Si tu applaudis

Viendra Spi-der-man

 

T’es à qui toi, le petit, t’es à qui?

Et ce petit nez c’est à qui?

Ces mains sont à qui?

Ces yeux sont à qui?

Ces pieds sont à qui?

Maintenant on se les mangent[1]

 

Et si t’applaudis,

Je viendrais aussi

Avec la guitare, je t’apprends à en jouer,

Mais tout d’abord,

Apprends déjà à compter, un, deux et trois

Et un, deux et trois,

Et un, deux et trois

Et quatre, cinq, six et sept et huit

Tappete, tippete e un biscuit![2]

[1] En Sicile ainsi que dans d’autres régions d’Italie ou pays du monde, on joue à se voler le nez (ou d’autres parties du corps) aux bébés,  feindre de le manger ou de le cacher. A qui est ce nez est une question que tous les enfants siciliens connaissent.

[2] C’est la dernière phrase d’un jeu pour enfants en Sicile, on se réunit en cercle, assis sur une chaise et on commence à compter les pieds des participants un par un, ensuite on dit “Tappete, tippete et un biscuit! La jambe malchanceuse qui prend le biscuit est éliminée et on recommence à compter jusqu’au dernier, vainqueur du jeu.